Tandem + , Architecture et urbanisme Nord Pas de Calais

Cabinet d'Architectes et d'Urbanistes dans Nord Pas de Calais situé à Lille

Kanopée, Dunkerque

Architecture / Logement

Date de livraison 2019

Mission

Concours 2019
Non retenu

Maître d'Ouvrage

Communauté Urbaine de Dunkerque

Partenaires

Nacarat / Pierre et Territoires, promoteurs
Sam.Banchet, architectes associés
Emma Blanc, paysagiste
PolyExpert Environnement, bureau d’études enviro.
Nortec Ingénierie, bureau d’études TCE
Profil Ingénierie, bureau d’études VRD EDF, expert

Surface

9163 m2 SHAB / SU dont :
8237 m2 SHAB (logements)
824 m2 SU (services / activités)
102 m2 SU (espaces partagés)

Montant travaux

15 111 000 € HT dont :
- 14 193 000 € HT (Travaux bâtiment / parking)
- 918 000 € HT (VRD / Aménagement paysager)

Consultation de promoteurs pour la réalisation d’un programme de 120 logements collectifs privés et services associés, site de l’ancienne patinoire place Paul Asseman à Dunkerque.

La communauté urbaine de Dunkerque souhaitait pour ce site une offre de logements innovants en accession, une excellence environnementale, une architecture créative aux façades végétalisées favorisant le retour de la nature en ville.

Nous y avons répondu de manière diversifiée en proposant des logements singuliers, voire inédits, en garantissant des performances énergétiques allant bien au-delà des normes actuelles, mais surtout en faisant du paysage et de la biodiversité un étendard : une architecture « écrin » mettant en scène des jardins « suspendus » tournés vers l’horizon maritime.

Parti urbain

Le parti urbain cherche à faire de la dimension d’ouverture du site, d’accès au paysage et à la nature la condition première de la qualité d’habiter dans l’opération.

Le plan est aussi simple qu’efficace : deux premiers plots, ainsi que l’ensemble bâti « intermédiaire » s’implantent le long de la place pour mieux qualifier la façade « urbaine » de l’opération ; tandis que les deux suivants s’organisent côté canal et côté parc. A l’angle de la place, aux abords du canal et du pont Lucien Lefol, une émergence est plus particulièrement marquée, constituant un signal architectural fort à l’entrée de la station balnéaire de Malo les Bains. Le projet propose ainsi un épannelage varié pour apporter des réponses adaptées aux particularités du site : plus haut, là où les effets d’affichage ou d’appel sont importants ; plus bas là où il est nécessaire de ménager une transition avec l’existant ou pour laisser pénétrer le soleil en cœur d’opération. Un jeu subtil de positionnement des plots les uns par rapport aux autres permet d’inscrire la composition dans une forme « dynamique », diversifiant les adressages et les perceptions du projet.

Parti architectural et paysager

Le territoire Dunkerquois est riche d’ensembles architecturaux aux formes identitaires (les immeubles galbes du grand large, la double halle de FRAC, les toitures « villas malouines » du futur complexe hôtelier…). Notre projet s’inscrit dans cette histoire contemporaine de la ville à un endroit qui valorise cette démarche par les reculs et les visions d’ensemble qu’il permet.
La forme donnée à l’architecture est celle de plots émergeant par-delà les frondaisons arborées du parc, des berges ou du bord de place pour proposer dans leurs parties hautes un nouveau paysage : celui de jardins « suspendus » étagés au gré de terrasses en gradins.
Le dessin atypique donné aux terrasses (se décalant progressivement selon une dynamique ascendante diagonale), leurs hauteurs et orientations différenciées donnent à l’ensemble un caractère varié : les uns se tournent vers le grand large, d’autres vers la plage, d’autre encore vers le canal constituant un paysage « dansant ».

Le végétal à tous les étages :

La nature est partout : au sol et à l’assaut des premiers niveaux que des plantations grimpantes colonisent, dans le rapport aux houppiers des arbres maintenus du bord des berges ou nouvellement plantés en cœur d’îlot, dans les prolongements extérieurs (balcons, loggias ou terrasses collectives) des niveaux supérieurs et avec comme point d’orgue la « canopée » définie par les jardins suspendus en toitures.
L’objectif est double : donner à voir pour les uns (les passants), une architecture-paysage s’intégrant dans son environnement naturel, donner pour les autres (les résidents) un accès à la nature que l’on soit proche du sol ou haut perché.

Une architecture claire et haut de gamme

La matérialité du projet est celle d’un béton blanc s’inscrivant dans la continuité des architectures « claires » caractérisant le renouvellement d’image de la ville. Un béton lisse pour les parties courantes du projet, un béton bouchardé pour les parties gagnées par la végétation (parties basses du projet et jardinières d’étages). Une brillance supplémentaire est amenée par les vitrages, les menuiseries en aluminium laqué blanc et l’accastillage inox des mailles végétalisées en façades.

Le gradin et certaines parties de façades en retrait des loggias sont habillés de carreaux de faïences exprimant le caractère domestique de ces espaces (maisons sur les toits) et apportant une autre forme de « brillance » au projet. Leur tonalité vert « anglais » affirme le caractère haut de gamme de la résidence tout en valorisant les jardins suspendus installés en terrasses. Les gardes corps laqués dorés de ces niveaux composent sur ce même thème.

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